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Envole Moi

Relaxation, respiration et circulation énergétique

14 septembre 2026

Chez l’être humain, la respiration est une fonction vitale.
Au bout de trois minutes sans respiration, les neurones subissent des dommages plus importants et le risque de lésions cérébrales permanentes augmente. À cinq minutes, la mort est imminente. À dix minutes, même si le cerveau reste fonctionnel, le coma et des lésions cérébrales permanentes sont quasi inévitables. À quinze minutes, la survie devient presque impossible.

Respirer, c’est vivre

Par des variations de ventilation, la respiration maintient l’équilibre des gaz du sang, indispensable à la vie.
La ventilation pulmonaire, ou respiration, est le renouvellement de l’air contenu dans les poumons par l’action des muscles respiratoires dont le principal est le diaphragme. Elle consiste en deux évènements :

  • L’inspiration. L’air pénètre dans les poumons.
  • L’expiration. L’air est expulsé des poumons.

La ventilation pulmonaire est l’une des quatre étapes de la respiration, les trois autres étant la diffusion, le transport et la régulation du gaz. Le passage vers les poumons est assuré par les voies aériennes et, ensemble, ces composants forment l’appareil respiratoire, qui est situé à l’intérieur de la cage thoracique.

La respiration est une activité automatique soumise à deux types de contrôle :

  • Le contrôle involontaire produit les mouvements automatiques inspiratoires et expiratoires. Il est régulé par un mécanisme qui analyse en permanence la concentration des gaz CO2 et O2 dans le sang.
  • Le contrôle volontaire modifie l’activité des muscles respiratoires : on peut bloquer sa respiration en bloquant les muscles respiratoires ou respirer plus vite à la demande. Ce contrôle volontaire ne fonctionne pas en permanence. Il est désactivé pendant le sommeil.

Pour faire simple, les alvéoles pulmonaires captent l’oxygène de l’air inspiré qui va alors se retrouver dans le sang, porté par l’hémoglobine de nos globules rouges. Le sang arrivant dans les tissus comme les muscles par exemple, va alors distribuer cet oxygène aux cellules qui vont l’utiliser pour produire de l’énergie. Ensuite, les cellules vont relarguer du gaz carbonique dans le sang (CO²). Le sang retournant des tissus vers les poumons, va charrier ce CO² qui sera éliminé dans l’air que nous expirons, et ainsi de suite.

Donc, la respiration nous apporte un nutriment tout aussi important que les vitamines et autres compléments alimentaires, voire plus : l’oxygène.

A contrario, une mauvaise respiration causée par :
  • le stress,
  • les mauvaises postures,
  • la sédentarité,
  • un foie ou un estomac malades et bloquant le diaphragme…,

affaiblit l’organisme et l’expose davantage aux agressions extérieures car il aura du mal à s’adapter aux divers stress de son environnement.

Il est donc essentiel, voire vital, de savoir respirer correctement. Ainsi, il est possible d’offrir plus d’oxygène au corps et au cerveau.

Devenir acteur de sa respiration et prendre le contrôle de son bien-être

On respire sans y penser. La respiration est un automatisme de notre corps, comme les battements du cœur ou la digestion. La grande différence est qu’on peut la contrôler.
Aussi est-il important de prendre conscience de sa respiration. Rester connecté à sa respiration fait découvrir la vie qui se vit à l’intérieur et à l’extérieur de soi. C’est pourquoi il est important de rester connecté à sa respiration.
On y pense peu, et pourtant devenir acteur de sa respiration, la connaître et savoir la gérer peut apporter d’énormes bienfaits insoupçonnés.

Une bonne oxygénation :

  • améliore la circulation sanguine,
  • booste l’énergie,
  • renforce la concentration.

Pour diverses raisons liées à notre mode de vie actuel stressant, force est de constater que beaucoup d’entre nous « respirent » mal et sont sous-oxygénés, avec de nombreuses conséquences néfastes. Il est fréquent de voir des personnes respirer trop vite, trop superficiellement, avec une expiration trop courte, avec la bouche ouverte, pas assez par le ventre, etc…

En prenant de l’âge, notre capacité pulmonaire (le volume d’air que nos poumons peuvent emmagasiner) a tendance à diminuer. La souplesse et l’élasticité des tissus diminuant, la capacité de dilatation des poumons et des alvéoles pulmonaires s’amenuise. La cage thoracique se rigidifie. Les volumes d’air mobilisés en pâtissent, avec une diminution globale des échanges gazeux. Dans le même temps, c’est en prenant de l’âge que l’activité physique diminue, ce qui n’arrange pas les choses…
En vieillissant, la posture se referme vers l’avant et limite ainsi les bons mouvements respiratoires. Les échanges O² et CO² se font moins bien.

Mal respirer c’est un peu comme manger beaucoup tout en assimilant mal les nutriments essentiels. C’est générer de mauvais échanges gazeux tout en ventilant beaucoup. La quantité d’air brassé et la rapidité des cycles respiratoires ne font pas leur qualité, bien au contraire.
Mal respirer provoque une moins bonne production d’énergie dans nos cellules où l’oxygène est « brûlé » avec des nutriments.
Une bonne respiration peut nous aider à nous recharger en énergie.

C’est pourquoi il est essentiel pour le bien-être général de prendre conscience de la respiration afin d’optimiser sa fonction vitale dans l’organisme.
Devenir acteur de son souffle de vie permet de modifier le taux d’oxygène (O²) mais aussi de gaz carbonique (CO²) dans le sang, et donc d’influencer notre santé.
En agissant sur la respiration, il est possible de contrôler le système nerveux autonome (sympathique et vagal) et ainsi :

  • la digestion,
  • le sommeil,
  • la réponse au stress,
  • les processus d’auto-réparation et de défenses immunitaires.
Pour prendre conscience de sa fonction respiratoire (et de son état), quelques tests simples existent :

  • Une méthode courante consiste à utiliser un débitmètre de pointe, un appareil portatif qui mesure la force de votre respiration. Il suffit de souffler dans l’une des extrémités et l’appareil affiche instantanément une mesure sur une échelle, généralement en litres par minute (L/min).

  • En disposant d’un spiromètre médical dans lequel on souffle, on peut mesurer précisément les divers volumes pulmonaires et les comparer à la « norme » selon son âge.

  • Durant une pléthysmographie pulmonaire, un appareil mesure le volume d’air que vous inspirez et la force avec laquelle vous expirez l’air. Vous êtes assis dans l’appareil, dont l’espace est très petit et les murs sont transparents.

  • En comptant le temps maximum que l’on peut passer sans respirer après une expiration (poumons vides) pendant une respiration que l’on doit alors reprendre calme et normale (pas essoufflé). C’est un test très intéressant. Vingt-cinq secondes seraient un bon minimum et jusqu’à plus de quarante-cinq secondes chez des sportifs. Il est aussi possible de mesurer ce temps d’apnée après quelques minutes de respirations très amples préalables. Dans ce cas, deux à trois minutes sont assez communes, et plus avec de l’entraînement.

En physiologie médicale moderne, on sait qu’une mauvaise respiration entraîne divers troubles de santé, tels qu’une baisse :

  • de l’immunité,
  • des performances musculaires,
  • des capacités mentales,
  • du sommeil, etc…

Pour les médecines traditionnelles (chinoises, indiennes…), la respiration est une des meilleures façons (avec le sommeil et la relaxation-méditation) de récupérer plus d’énergie (qi, prâna…) qui vient « recharger nos batteries ». La respiration diaphragmatique ou la respiration abdominale montrent une réduction du stress.

La respiration abdominale permet de retrouver calme et sérénité mais aussi :

  • une meilleure santé cardiovasculaire,
  • une réduction de l’anxiété,
  • une meilleure humeur,
  • des fonctions cognitives améliorées,
  • une meilleure qualité de sommeil.

L’un des exemples les plus clairs vient du système cardiovasculaire. La respiration diaphragmatique, dite « du ventre », stimule le nerf vague. Ce nerf part du tronc cérébral et s’étend à travers le corps, passant par la nuque en de multiples branches, côtoyant les intestins et d’autres organes vitaux. Lorsque notre intestin est stimulé par la respiration profonde, il envoie des signaux apaisants dans le corps et aide à réguler les battements du cœur, diminue la pression sanguine et améliore sa circulation.

La respiration abdominale favorise un diaphragme mobile et souple. En respirant bien, ce muscle va masser les organes internes et améliorer la circulation sanguine et lymphatique locale, évitant la stagnation des fluides et des déchets cellulaires. Il favorise donc le transit intestinal et l’élimination des toxines.

Améliorer et optimiser sa respiration

Tout d’abord, rappelez-vous que la bouche est faite pour manger et le nez pour respirer. Respirer par le nez permet de filtrer et de réchauffer l’air inspiré. Cela régule aussi la vitesse de ventilation. Un avantage collatéral est que la respiration nasale augmente notre production et absorption d’oxyde nitrique NO, un gaz ayant de nombreux effets positifs sur la santé, dont l’amélioration de la microcirculation sanguine.

Il existe une multitude de techniques de respiration et, aujourd’hui, certaines font parler d’elles plus que d’autres par effet de mode. L’essentiel est de pratiquer selon votre ressenti, celles qui vous réussissent, et de progresser en améliorant votre bien-être et votre équilibre intérieur. Un accompagnement peut vous aider à soutenir vos efforts pour cheminer.

Selon la médecine chinoise, avoir conscience de sa respiration dans le ventre, ample et contrôlée, dans la journée, permettrait de se recharger. Respirer profondément, en générant un excédent d’oxygène, crée une énergie que le corps stockerait dans ses réserves.

La cohérence cardiaque peut vous aider dans votre quête. C’est une technique simple de respiration lente (5 à 6 cycles par minute) avec une expiration un peu allongée. Elle permet au rythme cardiaque de devenir plus variable et adapté, et active spécifiquement le système vagal. Outre une amélioration globale de la ventilation/oxygénation, elle est particulièrement intéressante pour :

  • la détente,
  • l’antistress,
  • la récupération,
  • le renforcement cardiovasculaire,
  • son effet anti-inflammatoire,
  • la régénération cellulaire (voir cet article pour en savoir plus).

Facile à pratiquer, il suffit de cinq minutes, minimum, pour que les bienfaits de cette pratique soient rapides.

Différentes techniques et méthodes de respiration consciente peuvent vous accompagner et vous soutenir dans votre quête du mieux-être naturellement comme :

  • la respiration nadi sodhana (respiration alternée),
  • Kapalabathi (respiration yoguique),
  • la respiration pratiloma (respiration inversée)…

Et bien d’autres encore que l’on peut faire varier à l’infini. Les grands principes vus ci-dessus s’y retrouvent. Chacun pourra trouver plus d’informations sur le web. Osez vivre des expériences pour apprendre à vous connaître et savoir définir ce qui vous correspond, ce dont vous avez besoin.

Savoir contrôler sa respiration c’est aussi être en capacité de favoriser la libre circulation de l’énergie dans le corps.
Les chakras constituent la base de la médecine traditionnelle indienne ou ayurvédique
Ils assurent ainsi le transfert de l’énergie vitale (Prana ou Qi -chi-) à l’intérieur du corps humain.

Pour conclure

Partant du principe que l’être humain fait partie de l’Univers dont il est un élément indissociable, et qu’il est lui-même composé de systèmes fonctionnant les uns avec les autres, il est facile de comprendre qu’en restant l’acteur de ses émotions, il peut agir sur son équilibre intérieur, son bien-être.

Ainsi, pour trouver son harmonie, chacun peut, selon sa constitution
et ses besoins, se tourner vers des méthodes qui lui correspondent le mieux et qui lui apportent le plus de bienfaits.

Pour cela il faut accepter de vivre des expériences, d’ouvrir son esprit à des pratiques différentes et, puisque rien n’est figé, au fil de son évolution, de sa progression, on peut envisager d’autres méthodes.

Il existe un grand nombre de possibilités pour vous accompagner dans votre quête pour trouver votre équilibre de manière naturelle :

Alors, soyez curieux, butinez…
Prenez votre bien-être en main, soyez actif…
Vous avez le pouvoir de prendre soin de vous !!

Et rappelez-vous, comme toujours, c’est la régularité et l’assiduité qui donnent les bons résultats.

Sachez être à l’écoute de vos ressentis pour tirer tous les bénéfices de vos pratiques et progresser à votre rythme. Nous sommes tous différents, tout n’est pas bon pour tout le monde.

Aussi est-il important de bien se renseigner, de se faire accompagner pour faire ses choix.

À bientôt pour un nouveau sujet,
Valérie

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