Envole Moi

Réflexologie et endométriose

09 septembre 2025

En moyenne en France, 1 femme sur 10 est atteinte d’endométriose. C’est une maladie gynécologique méconnue bien qu’elle ait été décrite depuis l’Antiquité et identifiée au XIXe siècle. Cependant, elle a été très peu étudiée car jugée pendant très longtemps comme un problème féminin par le monde médical et scientifique, souvent rangée dans la psychiatrie.

L’endométriose, une maladie moderne

L’endométriose est découverte par le médecin autrichien Carl von Rokitansky. En 1860, il note, pour la première fois, la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus, mais il a fallu encore plusieurs décennies avant que l’endométriose ne soit considérée comme une maladie importante.

C’est l’introduction de la laparoscopie au début des années soixante qui permet de distinguer trois présentations cliniques différentes de l’endométriose :

  • Péritonéale
  • Adénomyotique profonde
  • Ovarienne kystique.

C’est pourquoi l’endométriose mérite l’appellation de « maladie moderne ».

Cette maladie chronique est associée à des douleurs aiguës et perturbantes au moment des règles, pendant les rapports sexuels et au moment de déféquer et/ou d’uriner, à des douleurs pelviennes chroniques, des ballonnements, des nausées et de la fatigue, et parfois à une dépression, de l’angoisse et une infertilité.

Actuellement, on ne sait pas ce qui provoque l’endométriose, ni comment la prévenir. Il n’y a pas de remède pour la traiter. Tout traitement vise généralement à soulager les symptômes.

La prévention

L’endométriose est aujourd’hui devenue un enjeu majeur de santé publique.
En renforçant le droit à une santé sexuelle et reproductive, une qualité de vie et un bien-être global qui soient les meilleurs possibles, la lutte contre l’endométriose permettra aux personnes touchées d’avoir prise sur leur propre vie. 

Depuis 2022, une stratégie nationale est mise en place et s’articule autour de 3 points : 

  1. Mieux comprendre et reconnaître la maladie via la recherche et la formation des professionnels de santé
  2. Faciliter le diagnostic et l’accès aux soins, en structurant une offre de soins spécifique et en garantissant une meilleure prise en charge des patientes
  3. Sensibiliser et informer le grand public, pour lever le tabou et améliorer la prévention.

Une journée nationale est consacrée à cette cause.

Si à l’heure actuelle, on ne sait pas comment prévenir l’endométriose, une sensibilisation accrue associée à un diagnostic et une prise en charge précoces peut ralentir ou stopper la progression naturelle de la maladie ; alléger les symptômes à long terme, voire réduire le risque de sensibilisation du système nerveux central à la douleur.

C’est dans ce contexte particulier et parce que de nombreuses femmes autour de moi sont confrontées à cette maladie que j’ai souhaité écrire cet article. Pour rompre le silence, bousculer les consciences et faire émerger des possibilités.

La réflexologie : une méthode douce, votre alliée

La réflexologie est une méthode douce qui vient vous apporter ses bienfaits sans avoir à agir, physiquement, sur l’endroit douloureux. Cet élément est très intéressant si vous êtes atteinte d’endométriose.

La réflexologie et la respiration sont des techniques ancestrales de relaxation reconnues pour leur effet holistique. Pendant la séance, vous bénéficiez :

  • D’un moment de détente
  • D’un retour à un équilibre intérieur
  • D’un lâcher-prise 
  • D’une réduction de stress, de l’anxiété.

La réflexologie repose sur le principe que chaque partie de notre corps (membres, organes, glandes…) est inscrite sur nos pieds, nos mains, notre visage… C’est une technique qui s’inspire de pratiques ancestrales pluricontinentales (Chine, Inde, Thaïlande…) qui favorise l’auto-régulation ou homéostasie. Cette acupressure permet de retrouver, naturellement, une harmonie intérieure.

Comment la réflexologie peut-elle vous aider ?

La réflexologie peut être votre alliée en cas d’endométriose car elle peut vous accompagner sur plusieurs plans concernés.

La réflexologie régule votre système hormonal. Stimulées, les zones réflexes du système hormonal induisent au fil du temps un rééquilibre naturel pour vous aider à sortir du cercle des douleurs de l’endométriose. 

En agissant sur les organes émonctoires comme le foie, les reins, les intestins…, la réflexologie permet de réduire l’inflammation de votre corps, dénouant ainsi les tensions au niveau du bassin et du bas du dos. Ceci apaise vos douleurs au moment des règles et améliore votre transit, apportant du bien-être dans votre ventre.

La réflexologie vous permet d’atteindre un état de détente profonde, atténuant ainsi considérablement votre stress généré par la douleur et l’anxiété. Vous accédez à un apaisement du corps et de l’esprit.

Chaque cas est particulier et les séances doivent être adaptées en fonction de votre état et de vos besoins. La/le réflexologue, à l’écoute de vos attentes, vous accompagne dans votre démarche pour vous aider à cheminer dans votre quête d’un meilleur confort de vie.

La réflexologie ne prétend pas vous guérir de l’endométriose, mais elle peut être une solution complémentaire pour vous soulager et vous soutenir dans votre parcours.

D’autres solutions naturelles existent aussi pour accompagner les femmes confrontées à l’endométriose et autres désagréments liés aux règles. Les menstruations difficiles à gérer, ce n’est pas une fatalité :

  • Les plantes cachent des secrets
  • Les huiles essentielles ont des vertus qui peuvent soulager
  • L’alimentation peut également jouer un rôle essentiel dans votre quotidien.

Il faut être conseillée et se faire accompagner.

Cependant, pour appréhender un peu plus l’intérêt de la réflexologie, de la relaxation et des autres solutions naturelles pouvant apporter un meilleur confort de vie au quotidien aux personnes souffrant d’endométriose, il convient de comprendre ce qu’est l’endométriose. 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie complexe qui touche près de 10 % des femmes et des filles en âge de procréer à l’échelle mondiale, soit 190 millions de personnes dans le monde, dès leurs premières règles (ménarche) jusqu’à la ménopause, indépendamment de leur origine ethnique ou de leur statut social. Il est important de pouvoir bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un traitement efficace contre l’endométriose. Or, les possibilités sont limitées dans de nombreux contextes, notamment dans les pays à revenu faible ou moyen.

L’endométriose se caractérise par le développement de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, ce qui provoque des réactions inflammatoires chroniques pouvant engendrer la formation de tissu cicatriciel (amas de tissus, fibrose) dans le bassin et d’autres parties du corps (rarement).

Plusieurs types de lésion ont été observés :

  • L’endométriose superficielle, localisée principalement dans le péritoine pelvien
  • Le kyste ovarien endométriosique (endométriome), localisé dans les ovaires
  • L’endométriose profonde, située dans le septum recto-vaginal, la vessie et le rectum.

Si certaines femmes ne présentent aucun symptôme, pour celles qui en ont, cette inflammation engendre des douleurs aiguës dans le bassin, plus perceptibles :

  • Au moment des règles
  • Pendant ou après les rapports sexuels
  • Au moment de déféquer ou d’uriner.

Certaines personnes peuvent aussi avoir :

  • Des douleurs pelviennes chroniques
  • Des saignements abondants pendant les règles ou entre les règles
  • Des difficultés à tomber enceintes
  • Des ballonnements ou des nausées
  • Une fatigue intense
  • Une dépression ou de l’anxiété.

Les symptômes étant variables et généraux, les professionnels de santé ont parfois du mal à diagnostiquer l’endométriose. Les personnes présentant des symptômes ne sont pas toujours au courant de la maladie. Les symptômes s’atténuent souvent après la ménopause, mais pas toujours.

Les causes de développement de l’endométriose

L’endométriose se développe en présence de plusieurs facteurs concomitants ; on dit qu’elle est multifactorielle. Les chercheurs estiment que de nombreux facteurs différents contribuent à son développement. À l’heure actuelle, on pense que la maladie découle :

  • De menstruations rétrogrades, qui se caractérisent par la remontée de sang menstruel contenant des fragments d’endomètre par les trompes de Fallope et jusque dans la cavité pelvienne, alors même que les règles se produisent et que du sang s’écoule le long du bassin et est évacué de l’organisme par le vagin. Les menstruations rétrogrades peuvent amener des cellules semblables à du matériel utérin à se déposer en dehors de l’utérus, où elles s’implantent et se développent
  • D’une métaplasie, à savoir la transformation d’un tissu en un autre. Il se pourrait que des cellules situées en dehors de l’utérus se transforment en des cellules semblables à du matériel utérin et commencent à croître
  • De cellules souches provoquant la maladie, laquelle se propagerait ensuite dans l’organisme à travers les vaisseaux sanguins et lymphatiques.

D’autres facteurs peuvent contribuer au développement ou à la présence continue d’endomètre ectopique. On sait par exemple que les œstrogènes augmentent les inflammations, le développement de l’endométriose et les douleurs qui y sont associées, et jouent donc un rôle dans la maladie. Le lien entre œstrogènes et endométriose est toutefois complexe, car l’absence d’œstrogènes ne signifie pas forcément l’absence d’endométriose.

Aujourd’hui, il n’existe pas de traitements définitifs de l’endométriose, même si l’hormonothérapie et/ou la chirurgie peuvent endiguer l’évolution de cette maladie durant plusieurs années selon les cas. Il existe des cas d’endométriose superficielle qui ne nécessitent aucun traitement particulier. Il est seulement possible de diminuer les symptômes. Pour ce faire, des médicaments anti-inflammatoires et des analgésiques peuvent être prescrits pour réduire la douleur.

Les conséquences de l’endométriose sur la vie des femmes

L’endométriose est une maladie gynécologique méconnue qui a de réelles conséquences sur la vie des femmes. Elle soulève également une question en matière de santé publique. Il est essentiel de comprendre les difficultés rencontrées par les femmes atteintes d’endométriose.

L’endométriose joue un rôle majeur dans la vie d’une femme atteinte, tant sur la vie sexuelle et reproductive, la qualité du quotidien et la vie professionnelle :  

  • L’endométriose peut affecter la vie sexuelle des femmes et de leur partenaire. Les douleurs pelviennes chroniques, les traitements hormonaux et chirurgicaux. Les douleurs provoquées par l’endométriose sur le plan sexuel, (dyspareunie) peuvent pousser les personnes atteintes à éviter les rapports sexuels voire à les interrompre. L’endométriose a donc un impact sur la santé sexuelle des femmes et sur celle de leurs partenaires. Le conjoint est donc concerné à 100%, et a un rôle important pour mieux vivre l’endométriose dans le couple.
  • L’endométriose peut aussi avoir un retentissement sur la fécondité. Son diagnostic est alors posé lors d’un bilan d’infertilité. Dans ce cas, les conséquences psychologiques, émotionnelles sont connues et reconnues. Elles impactent, sans discussion, tant la vie personnelle que la vie de couple et familiale.
  • L’endométriose influe sur la vie quotidienne des femmes atteintes. Les crises de douleurs, la fatigue chronique, les troubles digestifs et urinaires, les saignements sont autant de facteurs qui impactent le confort de vie des personnes.

Jusqu’à 8 personnes sur 10 atteintes d’endométriose présentent des symptômes de dépression : tristesse, sentiment de désespoir, problèmes de concentration, perte d’intérêt envers les activités qui sont généralement source de bonheur, troubles du sommeil et fatigue.

Les douleurs liées à l’endométriose sont parfois tellement puissantes qu’elles peuvent être invalidantes. L’endométriose engendre d’importantes répercussions sociales, économiques.

En effet, l’endométriose peut avoir de réelles conséquences sur le lieu de travail chez certaines personnes : elle provoque de telles douleurs que cela devient handicapant. En raison de douleurs trop intenses et d’autres symptômes, certaines employées peuvent être contraintes de s’absenter du travail ; d’autres ne peuvent plus aller travailler ou étudier car la douleur est invalidante. Certains cas peuvent donner lieu à une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

En conclusion sur la réflexologie et l'endométriose

L’endométriose est une maladie connue depuis l’Antiquité qui n’est reconnu que depuis les années 60 et qui est aujourd’hui devenue un enjeu majeur de santé publique.

Il n’existe pas de traitement pour venir en aide à celles qui en souffrent. Seule la prévention peut permettre un diagnostic précoce et une meilleure prise en charge.

Dans ce contexte particulier, la réflexologie peut s’avérer être une aide, un soutien pour accompagner les personnes atteintes dans leur quotidien. Cette méthode douce, non invasive physiquement, peut être votre alliée pour retrouver une homéostasie par une autorégulation de votre corps. La réflexologie peut ainsi :

  • Vous détendre
  • Faire baisser votre stress
  • Diminuer vos douleurs.

Avec de la persévérance, vous allez parvenir à vous aider.
Faites-vous confiance, écoutez votre corps,
Faites-vous accompagner.
Ma grand-mère disait : « Aide-toi et le ciel t’aidera. »
Courage, vous allez y arriver. Vous n’êtes pas seule.

À bientôt pour un nouveau sujet,
Valérie

Cet article ne remplace pas le diagnostic de votre médecin. Si vous souffrez de troubles menstruels, votre premier réflexe doit être d’en parler à votre médecin traitant ou un médecin spécialiste.

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